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Aussi appelé mépris de classe, c’est la discrimination fondée sur l’appartenance (ou la non-appartenance) à une classe sociale, souvent basée sur des critères économiques.
En d’autres termes, ce sont l’ensemble des préjugés que l’on peut avoir sur les personnes qui ont des moyens financiers inférieurs aux nôtres.
Comme pour les autres types de discrimination (sexisme, racisme, validisme…), nous pouvons retrouver un classisme institutionnel et un classisme individuel.
Les conséquences du classisme se répercutent de manière insidieuse, engendrant des disparités criantes en matière d’équité et d’égalité des chances.
Les études sur les inégalités montrent que les patient.es sont moins bien informé.es sur leur maladie par leur médecin quand iels appartiennent aux classes populaires.
Un médecin n’a pas la même relation, le même discours sur la santé et le traitement à suivre avec un.e cadre supérieur.e qu’avec un.e ouvrier.e. Ces rapports de classe influencent la façon de pratiquer la médecine.
De plus, nous savons que les conditions d’accès différenciées aux soins découlent en partie d’inégalités territoriales : les zones rurales et péri-urbaines, peuplées majoritairement par les classes populaires, sont moins pourvues en professionnel.les de santé.
Par ailleurs, les professionnel.les de santé sont principalement issu.es des classes dominantes, privilégiées, et ne sont donc pas elles-mêmes confrontées au classisme.
Au niveau individuel, les personnes issues des classes populaires souffrent de préjugés en matière de soin : elles seraient plus vindicatives, n’honoreraient pas les rdv, seraient davantage dans une démarche de surconsommation de soins, suivraient moins bien les recommandations des pros de santé…
• Vérifier nos propres privilèges
• Remettre en cause la diversité de notre profession en termes de classe
• Questionner nos préjugés sur les familles de classe populaire : absentéisme, manque d’investissement, modèle langagier moins élaboré, présence d’écrans…
• Soutenir les familles les plus fragiles, sans jugement
• S’assurer que nous offrons les meilleurs soins possible, quelle que soit la classe sociale de notre patient.e
• Au niveau institutionnel, dénoncer ce qui doit l’être, faire remonter sans relâche la difficulté d’accès aux soins et voter intelligemment.
Il convient de considérer le classisme comme une construction sociale complexe et insidieuse, opérant dans les méandres de nos interactions et de nos institutions, et nécessitant une réflexion profonde et une action collective afin de démanteler ces barrières de classe et d’établir une société véritablement égalitaire.