Ce que les familles ne nous disent pas toujours…


Parfois, elles ne disent pas tout

Parfois les familles ne nous disent pas tout.

Ce n’est pas un manque d’implication ou un manque de confiance.

C’est bien plus complexe.


Elles sont épuisées

Elles ne nous disent pas toujours qu’elles sont épuisées.
Que cela fait des années qu’elles n’ont pas dormi une nuit entière.
Et que les difficultés administratives, financières, la peur de ne pas faire les bons choix, tout cela les tient éveillées même quand leur enfant dort enfin.


Elles culpabilisent

Elles ne nous disent pas toujours qu’elles culpabilisent.
D’avoir un enfant qui se développe différemment.
De ne pas avoir fait mieux, plus.
D’avoir besoin d’aide pour accompagner leur propre enfant.
D’avoir oublié un rdv dans un quotidien surchargé.


Elles se battent en permanence

Elles ne nous disent pas toujours qu’elles en ont assez de se battre chaque jour, pour tout.
Pour que leur enfant soit accepté à l’école, à la cantine, au centre de loisirs.
Pour que leur enfant ait le meilleur suivi possible, malgré les déserts médicaux.
Pour que leur enfant soit vu comme un enfant, et non un problème.


Le quotidien est usant

Elles ne nous disent pas toujours que le quotidien est usant.
Aider à prendre sa douche et à s’habiller son enfant devenu grand, tolérer les cris incessants, subir les regards plein de jugements.


Parfois, elles voudraient tout arrêter

Elles ne nous disent pas toujours que parfois elles aimeraient tout arrêter.
Les rdv toutes les semaines, les dossiers à renouveler, les outils à mettre en place, le quotidien à adapter.


Elles doutent et se questionnent

Elles ne nous disent pas toujours que souvent elles se questionnent.
Pourquoi moi ? Pourquoi mon enfant ?
Et cette nouvelles méthode vu sur les réseaux sociaux ? Ecole ou structure ? Psychomot ou ergo ? TD Snap ou Proloquo ?


Un parcours complexe et déroutant

Perdues dans cet océan d’acronymes,
MPDH, ULIS, CMP, TSA, UEMA, CAMSP, SESSAD, IME, TDAH, GEVASCO, PPS, AESH, UEEA…
et des professionnel·les qui parfois se contredisent.


Elles doutent

Elles ne nous disent pas toujours qu’elles doutent.
D’elles.
De nous.
De l’avenir.


Notre place auprès d’elles

Ces familles, je leur prends la main, je leur tends un mouchoir, je les écoute, dans un espace sans hiérarchie ni pression.

Je préfère célébrer les progrès de leur enfant plutôt que m’attarder sur les difficultés.


Ce qu’est vraiment notre travail

Notre travail, ce n’est pas seulement rééduquer ou donner des outils.

C’est aussi accueillir les vécus, même silencieux.

Plus la relation est sécurisante, plus les familles peuvent déposer.

Et co-construire, avec nous.